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TEMOIGNAGES DE GUERISONS SUR LA TOMBE DU CURE BACHELOT A PLEINE-FOUGERES

1854 Suzanne Boucan, de St-Georges de Grehaigne, âgée de 7 ans, percluse de tous ses membres, en retrouve l'usage au tombeau de M. Bachelot et , quelques jours après sa guérison, l'enfant revient à pied de St Georges à Pleine-Fougères, parcourant facilement les quatre kilomètres et demi qui séparent ces deux localités.

M. Delalande, successeur de M. Bachelot, a écrit : " Jeanne-Marie Boucan, agée de 9 ans, demeurant au Marais, en Pleine-Fougères, était sourde de naissance. J'avais toute la peine du monde à lui faire comprendre deux mots en lui parlant très haut dans le confessionnal destiné aux sourds. Une neuvaine ayant été fait pour elle au tombeau de M. Bachelot elle a été parfaitement guérie... et certes il n'y a pas d'enfant qui entende plus clair qu'elle ne le fait maintenant.

1857 - Victor Bigot, de Trans, âgé de 1l ans, avait les membres inférieurs paralysés. On pouvait enfoncer des épingles dans ses jambes, sans qu'il éprouvât aucune douleur et sans que rien ne révélât en lui la moindre apparence de sensibilité. Le médecin qui le traitait avait déclaré à sa famille qu'il fallait se résigner à le perdre, que tout traitement était désormais inutile. Un jour, ses parents qui allaient chercher de la tangue au Mont Saint-Michel, le montent dans leur charrette et le déposent en passant à Pleine-Fougères, tout près du tombeau L'enfant se traîne péniblement à l'aide béquilles jusque sur le tombeau. Là, Victor récite avec beaucoup de ferveur cinq cinq Ave. La prière achevée, il sent craquer ses genoux et ses nerfs semblent s'allonger. Il se lève, laisse ses béquilles sur le tombeau de M. Bachelot et il va à pied chez une tante attendre le retour de la voiture de son père. Dans l'intervalle il ne cesse pas de marcher, il monte et descend les escaliers. Huit jours après, il revient au tombeau de son bienfaiteur, puis s'en retourne de Pleine-Fougères à Trans, tantôt marchant, tantôt courant dans la compagnie d'un petit camarade. La distance était de cinq kilomètres.

Marie Lognoné, de Dol, âgée de 19 ans, était réduite depuis quatre mois par suite d'une entorse au genou, à ne pouvoir marcher qu'à l'aide de deux béquilles, et encore bien difficilement. Une neuvaine est faite pour elle au tombeau de M. Bachelot, elle s'y fait porter elle-même pour y prier en personne et elle s'en retourne parfaitement guérie. Les médecins lui avaient déclaré, quand elle commença sa neuvaine, qu'elle ne devait pas s'attendre marcher avant un an.

1858 Julie Dioré, de la Claie, en la Boussac, par suite d'une luxation à la jambe ne pouvait, depuis six mois environ, marcher sans le secours d'une béquille et encore bien faiblement. Elle se fait transporter à Pleine-Fougères pour accomplir une neuvaine son médecin apprenant qu'elle était allée en pèlerinage déclare : Elle me reviendra. cependant elle est au bout de la neuvaine Si radicalement guérie qu'elle fait elle-même le service d'un repas dans la maison où elle était descendue et peut vingt fois monter et descendre sans fatigue un escalier fort raide. Le médecin ne voulut croire à la guérison qu'après avoir visité sa cliente lors de son retour à la Boussac

1858 - Un ecclésiastique a écrit Ma pauvre mère a failli mourir. Trois médecins réunis ont déclaré qu'elle n'avait plus quelques quelques jours à vivre. C'était la semaine dernière et aujourd'hui elle est presque capable de courir toute seule... Je l'ai recommandé vendredi dernier au bon Père Bachelot et promis, Si ma prière était exaucée, d'aller célébrer une messe d'actions de grâces à Pleine-Fougères. La nuit suivante, ma mère éprouva un immense soulagement et le lundi d'après. étant venu pour la féliciter de l'heureux changement qui s'était opéré en elle, je l'ai trouvé; assise au coin du feu tenant une écuellée de soupe.

Sœur Anselme, institutrice à Illifaut, était atteinte depuis dix mois de vomissements continuels et ne pouvait garder aucune nourriture. Quelques gouttes d'eau ne passaient

Même plus. Des vomissements de sang étaient survenus.

Les docteurs Robert, de Malestroit et Goupil De Ploèrmel déclarèrent la maladie incurable. Sœur Anselme fut ramenée mourante à la maison-mère de Saint-Méen. Le docteur Des-bois, médecin de la communauté, prévint les supérieures qu'il n'y avait aucun espoir de guérison, et que la malade pouvait mourir au premier moment. Cependant une religieuse de Pleine-Fougères invite la mourante à se recommander à Bachelot, et la supérieure lui fait commencer une neuvaine. Sœur Anselme ne sait comment invoquer le Père Bachelot et n'a point confiance, elle lui dit simplement

" Bon Père, Si vous avez quelque crédit au-près de Dieu, faites-le voir en m'obtenant la cessation des vomissements. " Le troisième jour de la neuvaine, elle est subitement et radicalement guérie. Elle retrouva bientôt ses forces, et six semaines après, elle reprenait sa classe. La guérison fut durable et le 27 Octobre 1861, Sœur Anselme relatait dans leurs détails les faits que nous venons de résumer.

Depuis deux ans, une jeune fille de Tremblay, Hyacinthe Berthelot, ne vivait plus que d'un peu de chocolat; il y avait 18 mois qu'elle n'articulait aucune parole ; à la voir on l'eût cru morte ; sa mère lui dit, en partant pour Pleine-Fougères : " Si tu m'entends, joins tes souffrances à mes prières Pendant que sa mère prie au tombeau, Hyacinthe Berthelot va mieux et recouvre de la parole.

1860. - Joséphine Canto, âgée de 3 ans demeurant à la Fontenelle, près Antrain avait depuis longtemps la figure couverte d'une espèce de lèpre ou de gale hideuse. qui la rendait horrible, à voir. Ses parents de--ci-lés prièrent la tille du sacristain de Pleine Fougères qui était venue les voir de s'intéresser au sort de l'enfant et de la recommander au serviteur de Dieu. La jeune fille promit et s'acquitta de sa promesse dès son retour c Pleine-Fougères. C'était un dimanche le lez demain l'humeur était desséchée et la nuit suivante le masque qui couvrait le visage de cette petite infortunée tomba et disparut complètement. Le père transporté de joie. fit part de cette heureuse nouvelle au doyen de Pleine-Fougères, M. l'abbé Réhault.

Julien Asse, de Sains, atteint d'un squirre à l'estomac semblait n'avoir plus que quelques jours à vivre; jamais malade ne ressembla plus à un mort. Une pieuse voisine. Marie Maufrais, soeur du Sacré-Coeur, se rend sa recommandation au tombeau de M.Bachelot ; le huitième jour, Ja prière de cette femme charitable obtient une guérison humainement ïmpossihle. Julien Asse quitte le lit où il languissait depuis plus d'un an et bientôt il va se promener dans ses champs. M. Dinard apprend la guérison mais ne veut pas y croire avant de l'avoir constatée de ses yeux. Il se rend chez son paroissien, faible encore comme un convalescent, mais mangeant avec le meilleur appétit tous les aliments qu'on lui présente. Les médecins étonnés demandaient à Julien Asse s'il avait vomi un abcès, il leur répondait " Non, je n'ai point vomi d'abcès seulement je vomissais autrefois tout ce que je prenais et aujourd'hui mon estomac digère bien et je ne vomis plus.

1861. Mlle Eléonore Cocheril, de Dinan, souffrait d'un mal de gorge qui depuis 6 mois rendait la déglutition presque impossible et la privait de l'usage de la parole. ElIe ne pouvait plus se confesser que par écrit. Plusieurs médecins l'avaient traitée sans aucun succès. Le 10 octobre 1861, Mlle Cocheril vient au tombeau accompagné de sa mère et d'une domestique. Là, elle s'unit mentalement à sa mère qui commence à réciter tout haut cinq Pater et Ave, au cinquième, Ml1e Cocheril prie elle-même à haute voix bien distinctement et avec facilité. Elle éprouve de l'appétit et sent sa gorge capable d'avaler. Mais avant de se rendre l'hôtel., Mme Cocheril et sa fille vont au presbytère et pleurant de joie elles racontent l'heureuse guérison. Ce prodige eut beaucoup de retentissernent à Dinan. Plus de deux mille personnes se rendirent au domicile de Mlle Cocheril pour s'assurer elles-mêmes de la réalité de la guérison. Laquelle d'ailleurs persista ? L'Union malouine et Dinannaise relata l'événement. Le journal Le Siècle ayant fait des objections, L'Univers lui répondit victorieusement.

1862. Mlle de Vauteret, qui après avoir étudié sous les plus célèbres médecins de Paris. Exerçait gratuitement la médecine en Bretagne écrivait le 22 septembre 1862 " J'ai traité Mlle Cocheril... la gorge était dans un état purulent qui ne cessait d'augmenter. je regardais la phtisie du larynx comme marchant rapidement et arrivée à un point incurable Lorsque j ai appris sa guérison je n'ai pas hésité une seconde à croire qu'elle ne l'avait pu être que par un miracle.

La supérieure de l'Espérance de Rennes atteinte d'une maladie de poitrine dont les premiers médecins de cette ville ne pouvaient arrêter le cours vient de faire un pèlerinage à Pleine-Fougères par un temps affreux sous une pluie glaciale. Son mal eût dû redoubler mais le ciel veut récompenser su foi. Elle s'en retourne exaucée et devient assez forte pour reprendre ses occupations interrompues et s'assujettir au règlement et aux observances de la maison.

Dans le courant de mai 1832, un incendie se déclare au bourg de Pleine-Fougères, chez la veuve Nicolle, boulangère. La direction du vent, qui portait les flammes sur une maison voisine, couverte en chaume faisait craindre que le sinistre ne prît des proportions effrayantes " Courons au tombeau M.Bachelot ", s'écrie-t-on de toutes parts. Tandis qu'une partie de la foule travaille à arrêter les progrès du feu, les autres se dirigent en toute hâte vers le tombeau sur lequel on allume des bougies et l'on s'agenouille pour prier.

Soudain le vent change de direction. La maison couverte en chaume échappe comme par miracle aux flammes, le feu se localise dans la boulangerie de la veuve Nicolle ou l'on parvient à s'en rendre maître.

Le jeune François Lepennetier d'Antrain, était atteint d'un mal de gorge très grave ; Il éprouvait la plus grande difficulté pour avaler. Même une goutte de bouillon. Le médecin, désespérant de sa guérison, sa pieuse mère lu recommande à M.Bachelot, le jour même le malade est soulagé et le médecin est tout surpris de le trouver hors de danger Cet enfant désirait faire des études secondaires mais le père craignait que son fils n'abuse du bienfait de l'instruction et d'ailleurs croyait avoir besoin de lui pour son commerce, Il s'opposait formellement aux projets du jeune François. Tout à coup, le père changea d'avis et, de son propre mouvement propose à son fils de l'envoyer au collège. C'était le cinquième jour d'une neuvaine accomplie à son insu en l'honneur de M. Bachelot par sa femme et François, dans le but de vaincre sa résistance le jeune Lepennetier avait alors 14 ans et 3 mois. Quelques semaines après, il entrait au collège Saint-Martin de Rennes, où il fit habituellement deux classes par an. Il devint prêtre, le diocèse attendait beaucoup de lui, mais une mort prématurée ne lui permit pas de donner toute sa mesure.

La famille Lepennetier avait aussi donné à M.Dinard, communication du fait suivant Un enfant d'Antrain semblait mort, on avait déjà jeté de l'eau bénite sur lui. Cependant on s'aperçoit qu'il respire encore. Mme Lepennetier prie M. Bachelot de le sauver. Le moribond s'endort aussitôt d'un sommeil paisible et à son réveil demande à manger. Le lendemain il peut se lever.

1868. Un petit orphelin, soigné par le docteur Bellet, de Pontorson, pour " arthrite chronique " rendue plus grave par un tempérament lymphatique très prononcé ", est apporté sur le tombeau. Il est aussitôt soulagé puis, dès les premiers jours d'une neuvaine Il marche, il court et la guérison se maintient ensuite.

1872. --Marie Godard, âgée de 22 ans, demeurant à Blaguer-Morvan souffrait d'une gastralgie. Elle vomissait continuellement tous les remèdes étaient inefficaces. Elle vient prier sur le tombeau, à partir du quatrième jour de la neuvaine, les vomissements cessent complètement et elle peut s'alimenter. Trois ans après, le père de la jeune fille attestait que celle-ci n'éprouvait aucune douleur depuis son pèlerinage à Pleine-Fougères.

1874. - Une jeune flue de la Fresnais, paralysée d'un côté, est subitement guérie par l'intercession de M. Bachelot et, le 17 août 1874, elle vient remercier son bienfaiteur.

1876. - Une religieuse de Bonnemain, sœur Marie-Elise, née Joséphine Bidois, souffrait énormément depuis quatre mois d'un vaste phlegmon au sein. Les docteurs Brault, de Saint-Servan, et Lejamptel, de Dol, l'avaient opérée trois fois. Le docteur Régnault, de Rennes, consulté, déclara que la maladie serait longue et qu'une quatrième opération était nécessaire. Sœur Mane-Elise refusa de se mettre à nouveau entre les mains d'un chirurgien et dit que M. Bachelot la guérirait. Une neuvaine avait déjà été commencée. Le neuvième jour, la malade se fit transporter à Pleine-Fougères en voiture. Elle était accompagnée de la supérieure des religieuses de Bonnemain et d'une autre sœur. Celles-ci eurent beaucoup de mal à la descendre de voiture et à la mener jusqu'au tombeau en la soutenant.

Sœur Marie-Elise se prosterna. Ses souffrances devinrent atroces ; elle faisait pitié. Ses sœurs lui dirent " Retirez-vous. "

" Non, non, répondit-elle, prions, je vais être guérie. " Au bout de dix minutes environ, elle se releva brusquement toute seule en s 'écriant " Je suis guérie, dites le Magnificat et le Laudate. "

Ses vêtements étaient maculés de pus celui-ci avait coulé jusque sur le tombeau. La cicatrisation des plaies avait été instantanée.

Cette guérison a été attestée par les religieuses dont nous venons de parler et par d'autres personnes. Elle avait lieu le 3 mai 1876 ; le 18 juin le docteur Brault donnait le certificat suivant " Je soussigné, certifie que la sœur Marie-Elise est complètement guérie du vaste flegmon au sein droit dont elle a été atteinte et qu'elle peut reprendre ses fonctions. - BRAULT, docteur-médecin. "

1879. - Victorine Guérée marchait très difficilement depuis un an à la suite d'une fièvre thyroïde et son état s'était beaucoup aggrave.

Deux hommes la portèrent sur le tombeau le 6 juillet 1879. Elle fut guérie instantanément. Elle écrivait ensuite " Les personnes qui me connaissaient ne voulaient pas croire que ce fût moi, avant que je ne leur parle.

1890. - Jeanne-Marie Mahé, de Pleudilhen, âgée de 16 ans, était malade depuis 17 mois. Citons les principaux passages du certificat dans lequel le Dr Bourdelais caractérisait son état " Névrose fébrile des voies digestives, dyspepsie et parésie des intestins, qui avaient déterminé un état de faiblesse générale faisant craindre pour la vie... Anesthésie coin-piète de toute la jambe droite, insensible au froid et au chaud, aux piqûres et aux pincements ; parésie de tous les muscles, et paralysie des extenseurs, rotation très prononcée du pied en dehors. Des moyens très énergiques ont été employés pour ramener la sensibilité et le mouvement dans le membre, sans qu'il ait été possible de noter 1a moindre amélioration. Dernière visite le 7 juillet ; suspension de tout traitement.

Le 24 juillet 1890, les parents amènent la malade au tombeau. La jeune fille commence à marcher sans béquilles. Des larmes de tendresse et de reconnaissance inondent tous les visages. La jeune fille écrivait le 7 août

" Pour répondre à la dévotion conseillée par le vénéré Père Bachelot pendant sa vie, nous promîmes, à son tombeau même de faire une neuvaine de chemin de croix pour le soulagement des âmes du Purgatoire, et le cinquième jour ma jambe et mon pied se redressèrent. Je pus marcher seule sans bâton, et depuis ce jour à jamais béni toutes mes douleurs ont disparu, l'appétit et le sommeil sont revenus ; je suis parfaitement guérie. " Revenons au certificat du médecin, il se termine ainsi " Le trente du même mois (juillet), la malade vient elle-même nous faire visite nous la trouvons debout dans la maison. Elle n'a plus de béquille et appuie parfaitement sur ses deux jambes. Nous la faisons marcher et ne notons aucune boiterie... Elle est guérie.

1908. M Trochu, recteur de la Fresnais. a écrit : " Depuis 14 mois, j'étais affligé d'une extinction de voix. J'avais employé différents remèdes conseillés par des docteurs, ma voix n'était point revenue... Je me recommande au bon Père Bachelot cri union de prières avec quelques bonnes âmes. Depuis le moment où j'ai commencé à faire chaque jour une prière pour retrouver ma voix, je n'ai point ressenti d'enrouement, je peux chanter et prêcher sans aucune fatigue. " Le 18 novembre 1908.

M Trochu venait à Pleine-Fougères célébrer une messe d'action de grâces.

1907. - Sœur Marie-Geneviève, du Carmel d'Avranches, avait fait une chute sur des pierres qui lui avaient causé un décollement de la poche de la rotule du genou9 accident qui aurait dû exiger plusieurs mois de repos complet avant guérison. La malade souffrait tellement qu'elle ne pouvait tourner dans son lit qu'en prenant son genou à deux mains. Une sœur originaire de Pleine-Fougères lui conseilla de faire une neuvaine au Père Bachelot. Pendant cette neuvaine qu'elle faisait à la chapelle du Carinel, la malade eut une inspiration irrésistible qui la poussa à se mettre à genoux et elle v resta à deux reprises pendant plus d'un quart d'heure au grand étonnement de la religieuse qui l'accompagnait. A partir de ce moment, elle put marcher sans bâton tout en boitant un peu.

Citons maintenant la lettre de la miraculée " Je suis allée demander à notre bonne Mère la permission d'aller en pèlerinage au tombeau du Père Bachelot. La permission m'a été accordée et le 23 mars 1907, je suis allée accomplir ma promesse. Nous avons, ma sœur et moi, prié toute la matinée et je boitais toujours un peu en quittant le tombeau. La sœur qui m'accompagnait me dit tout d'un coup

" Sœur Marie, Si vous aviez la foi, vous marcheriez comme moi, il me semble que vous avez peur. " En quittant l'église, je boitais

encore un peu, mais avant de franchir la ligne du chemin de fer, j'étais guérie et j'ai pu marcher sans peine dans la gare en attendant le train qui avait trois quarts d'heure de retard. Depuis ce jour, je n'ai jamais souffert et je peux rester une heure à genoux.

1908. Théophile Truet est guéri de l'épilepsie sur la tombe du Père Bachelot et n'a pas eu de rechute.

1910. Eugénie Bocher, de NoyaI-sousBazouges, malade depuis deux ans d'une péritonite aiguë qui lui occasionnait toutes les dix semaines au moins huit jours de grandes souffrances, est guérie radicalement sur tombeau du Père Bachelot.

Françoise Delaunay de Plerguer, âgée de 52 ans, avait depuis 5 ans, une extinction ~ voix complète qui avait résisté à tous les traitements. Elle trouve la guérison sur le tombeau en récitant un chapelet. M. Lemoine. recteur de Plerguer, attestait cinq mois après. que la guérison persistait ? Le Dr Robert. de Dol, avait lui-même certifié la guérison trois semaines après le pèlerinage.

1912. Augustine Clément, de Saint-Broladre, âgée de 12 ans, avait le bras droit comme paralysé, la main raide et les doigts pour ainsi dire collés ensemble. Le docteur Brichet, de Dol, qui jouit d'une grande réputation de science et d'habileté, l'avait vue plusieurs fois et ses remèdes avaient été inefficaces. La famille commence une neuvaine en l'honneur du Père Bachelot, dès les premiers jours, la flexibilité revient un peu ; à la fin, tous les mouvements du bras et de la main se font régulièrement. le 9 mars 1912, le docteur Brichet délivrait le certificat suivant " l'enfant Clément Augustine, âgée de 12 ans, atteinte de contracture des extenseurs du bras droit, a guéri en allant au tombeau de St. Bachelot. Cette guérison s'est parfaitement maintenue.

1934. - Mine Rault, de Deauville sur mer, s'est trouvée mieux après avoir prié le Père Bachelot et son état de santé s'est maintenu.

1943. André Delanoè, de Noyal-sous-Bazouges, qui avait été lui-même guéri dans son enfance d'une grave affection intense, fait dire une messe en l'honneur du Père Bachelot et obtint la guérison de sa mère âgée de 83 ans, atteinte d'une grave affection au poumon. La bonne grand-mère retrouva une santé complète au grand étonnement du docteur.

CONCLUSION

Nous pourrions publier d'autres documents Nous croyons inutile de prolonger une liste singulièrement éloquente. De plus certaines guérisons ne nous sont pas signalées, les personnes qui ont obtenu une faveur se contentent de laisser leurs bâtons, leurs béquilles ou placent un ex-voto. Or, les habitants de Pleine-Fougères continuent à vénérer leur saint curé les moins chrétiens eux-mêmes s'agenouillent parfois sur sa tombe. Des fidèles, appartenant à toutes les classes de la société, viennent au' tombeau des paroisses avoisinantes et même de localités très éloignées, soit de notre diocèse, soit de diocèses étrangers. Les pèlerins sont particulièrement nombreux dans le cours du mois de juin et surtout le jour Saint-Jean patron de M. Bachelot. Le temps qui fait pâlir et même disparaître de hautes réputations a respecté et consacré la mémoire de l'humbe prêtre.

Vie du Chanoine Bachelot curé de Pleine-Fougères 1781-1852

Les presses Bretonnes - St Brieuc - 1960